Faire rayonner l’école en développant des compétences en parallèle de son cursus extra-scolaire

Brice Pugenc, promotion 2018 (2ème promotion de l’école), raconte son parcours jusqu’à la présidence du BNEI en 2018.
Son cursus scolaire mais aussi extra-scolaire, la conciliation des cours à SeaTech et de son engagement associatif national, les raisons qui l’ont poussé à s’engager, le contenu de son engagement et surtout les compétences qu’il a développées qui ont boosté son diplôme : Retour d’expérience...

De qui et de quoi s’agit-il ?

Je m’appelle Brice Pugenc, je suis issu de la promotion 2018 de SeaTech. En novembre 2018, s’est terminé mon mandat de président du Bureau National des Élèves Ingénieurs (BNEI) lors du congrès des 20 ans du BNEI.
Je voudrai partager cette fabuleuse expérience que j’ai vécue avec les jeunes étudiants, les membres du corps enseignant ou administratif de SeaTech ou les simples curieux.

Le BNEI, c’est quoi ?

Le Bureau National des Élèves Ingénieurs est une association loi 1901. C’est la seule en France qui représente les 158 000 élèves des 201 écoles d’ingénieurs auprès des instances qui rythment l’évolution de la filière ingénieur et de ses formations.

Quelles sont les instances nationales ?

La Commission des Titres d’Ingénieurs (CTI) qui accrédite les écoles à délivrer un diplôme reconnu et de qualité, la Conférence des Grandes Écoles (CGE) et la Conférences de Directeurs d’Écoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI) qui sont des groupes de travail de lobby du modèle “école à la Française”, la société des Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF) qui promeut le métier d’ingénieur en fédérant les associations d’anciens élèves (souvent appelée « associations d’alumni ») et le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ainsi que les ministères de co-tutelle de certaines écoles (Transition écologique pour l’ENTPE ou encore le ministère de l’Agriculture, des Eaux et des Forêts pour les écoles d’agri, agro, veto par exemple).

Le BNEI, ça sert à quoi ?

Les associations étudiantes et les élus-étudiants des écoles, représentatifs dans les établissements des étudiants car élus par leurs pairs, sont fédérées géographiquement en Bureaux Régionaux d’élèves Ingénieurs (BREI), également associations loi 1901. Il y a 25 BREI en France. Les présidents des BREI sont administrateurs du BNEI et sont les relais entre l’association nationale et les élèves ingénieurs pour remonter les positions et propositions de ceux-ci. Le BNEI a pour mission de porter ces propositions auprès des instances du paragraphe précédent.

Aussi, le BNEI forme les associatifs et élus étudiants lors de week-end formations (WEF) et d’événements nationaux (Assemblée Générale d’Hiver et Congrès annuel). Les membre du BNEI, tous bénévoles et étudiants en école, se déplacent toute l’année pour aider les associatifs et élus sur les sujets qui les animent quotidiennement : management bénévole, communication, trésorerie, gestion administrative d’association, prise de parole en public, stratégie en conseil d’élu, relations asso-admin-élus etc... Au total, ce sont plus de 50 formations qui sont données par an à plus de 3000 étudiants.

Enfin, au travers des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram) et d’un site internet, le BNEI informe les étudiants sur ses activités, ses événements et les actualités de la filière ingénieur.

Comment est organisé le BNEI ?

En plus des BREI, le BNEI version 2018 était composé d’environ 25 élèves ingénieurs, âgé de 20 à 24 ans et répartis sur tout la France.

Le BNEI est organisé en 2 niveaux :

  • Le Bureau Restreint (Président, Vice-Président, Trésorier, Secrétaire Général) et les Responsables de pôles (Représentation, Réseau, Élus, Partenariats, Communication, Formations, Développement et Web). On appelle cette partie le Bureau.
  • Les Chargés de missions, répartis dans chacun de pôles du BNEI.

Comment es-tu devenu président & responsable communication ?

En Septembre 2015, à mon entrée en école d’ingénieurs après 3 années de classes préparatoires, j’ai eu envie de m’investir en parallèle de mon cursus scolaire. Le Bureau Des Élèves de SeaTech (1er mandat) organise l’intégration de ma promotion et anime la vie étudiante pendant toute l’année. Lors de cette intégration, avec des amis, nous constatons le grand nombre de possibilités et d’axes d’amélioration. Nous constituons donc un groupe d’environ 10 personnes, faisons campagne jusqu’à notre élection en Février 2016.

A notre entrée en mandat, nous mettons immédiatement en place une politique claire qui devait transparaître dans le plus grand nombre d’événements organisés par nos soins : Faire connaître l’école.
Dans quel but ? Celui de répondre aux besoins des étudiants de l’époque :

  • Volonté de s’exporter vers les autres événements étudiants
  • Se faire connaître des autres écoles d’ingénieurs de France
  • Promouvoir notre image
  • Valoriser le diplôme d’ingénieur Seatech

Dans cette optique, nous créons une identité visuelle et de nouveaux événements pour renforcer celle-ci auprès d’abord des étudiants. Nous choisissons une mascotte animale (le poisson clown), en créant un logo censé perdurer pour l’association (il est toujours en place aujourd’hui) et adoptons la marinière comme attrait vestimentaire de l’école. Nous créons aussi la Garonne Race (randonnée de l’école à la plage de la Garonne), et améliorons les bonnes relations entre toutes les associations de l’école. Dans le même temps, en parallèle de l’intégration 2017, nous nous déplaçons dans la région pour être élus parmi les administrateurs de l’AssoM (Association des étudiants de Marseille).

Pendant le mandat, j’assiste au Congrès 2016 du BNEI à Paris, lors duquel je rencontre 300 associatifs et élus étudiants de toutes les écoles d’ingénieurs de France. Plus qu’une aubaine pour faire parler de l’école, le BNEI apparait comme une expérience à fort impact dans la continuité du mandat BDE. Il me faut l’intégrer. D’autant plus que c’est l’occasion de transmettre les compétences et connaissances acquises pendant 1 an à la présidence du BDE SeaTech, même si l’échelle est seulement locale.

A la suite de ça, Maxime Dupont (Promotion 2018, Vice-président BDE pendant mon mandat, élu CFVU à l’Université de Toulon 2017-2019) se fait remarquer pour intégrer le BNEI mandat 2017 dans le pôle “élus étudiants”. Quelques mois plus tard, en mars 2017, j’amène à ses côtés 5 de nos successeurs au BDE SeaTech à Nancy pour qu’ils se forment, mais surtout rencontrent le reste des associatifs de France. Tout ceci dans le but de créer l’adhésion de la nouvelle équipe BDE Seatech (mandat 2017) autour du projet de conclusion de mon mandat BDE : organiser un week-end Formation dans les locaux de SeaTech. Le but de ce WEF (Week-End Formations) est simple : permettre aux jeunes associatifs de l’école et de la région de se rencontrer et de se former. L’école acccueille donc des étudiants qui découvrent nos locaux, la vie toulonnaise. Ils en parleront forcément à leurs pairs en rentrant chez eux.

Quelques semaines plus tard, Eugénie Gobert (Promotion 2018, Responsable relations inter-asso dans le même mandat BDE SeaTech), décide d’entreprendre la sortie de terre de la dynamique BREI en Provence Côte d’Azur. Elle monte de toute pièce son équipe et se fait élire Présidente aux côtés de Nicolas Berthet (Membre BDS SeaTech 2016) comme trésorier. Le BNEI 2017 ne me contactant pas pour intégrer l’équipe, je décide de soutenir Eugénie et Nicolas en devenant Vice-Président du BREI Provence Côte d’Azur avec pour objectif d’être parmi les responsables du BNEI 2018, qui doivent être élus en novembre de la même année.

Au début de mon stage de deuxième année en Australie, la vice-présidente et responsable formation du BNEI, Maurine Grivaz (ENSAT), me propose de devenir chargé de mission du BNEI dans le pôle formations. Proposition que j’accepte immédiatement. Je passe 2 mois à penser de A à Z l’amélioration continue des formations au sein du BNEI.

Dans le même temps, montrant un réel intérêt pour la structure, Jérémie Galland (PolyTech Marseille), président 2017, me propose de faire partie du binôme président/vice-président 2018. C’est le moyen de concrétiser plusieurs projets : redonner au BNEI une image plus dynamique, plus actuelle et plus proche des élèves ingénieurs, mais aussi installer définitivement le nom SeaTech aux côtés de celui des autres écoles d’ingénieurs de France. C’est à ce moment là que je suis présenté à Ibrahim (CNAM Paris, promotion 2017), qui va devenir mon Vice-Président.

Qu’est-ce qui t’a pris de faire ça ?

Je suis quelqu’un de curieux par nature, je déteste ne rien faire et j’avais envie de trois choses que le BNEI pouvait m’apporter :

  • Continuer de faire parler de l’école dans le but d’accélérer la reconnaissance du diplôme d’ingénieur SeaTech ;
  • Former les associatifs et élus étudiants ingénieurs de toute la France pour participer à la valorisation d’une filière en laquelle je crois ;
  • Avoir la chance de voyager quasiment tous les week-end dans une ville française, et donc découvrir le pays !

Il y a évidemment d’autres avantages à participer à l’aventure BNEI.

On rencontre une quantité incroyable de personnes qui vont devenir ingénieurs dans des disciplines et des entreprises d’horizons totalement différents, c’était l’occasion de se créer un réseau professionnel avant ma sortie. Et quel réseau ! Uniquement des personnes super investies et engagées pour leur établissement, qui seront des ingénieurs proactifs demain.

Enfin, c’est l’occasion de développer en profondeur, par la pratique, des compétences qui sont vues pendant le cursus ingénieur comme par exemple :

  • Gestion de projet
  • Management à distance d’une équipe de 25 personnes
  • Animation de conseils d’administration
  • Création et maintien de relations avec des institutionnels très haut placés (ministre, conseillers gouvernementaux, directeurs d’écoles, industriels de haut rang...)

Qu’est-ce qu’on fait quand on est au BNEI et plus particulièrement quand on est président ?

Quand on est président d’une telle association, on a l’opportunité de :

  • Réfléchir et constater les qualités et défauts de la structure, son potentiel et ses failles pour créer sa politique générale
  • Recruter des bénévoles dans toute la France pour constituer une équipe pour 2018 (j’ai récruté environ 20 personnes recrutées sur les 25 qui ont rejoint l’équipe par mes soins entre septembre 2017 et mai 2018).
  • Créer une stratégie pour 1 an de mandat sur tous les plans : représentation, élections, partenariats, formations, adhésions, réseau, management interne, communication… (la stratégie doit se confirmer dans l’année 2019)
  • Remettre des prix au nom des 158 000 élèves ingénieurs de France (Usine Nouvelle, MonteTaSoirée etc…)
  • Échanger mais surtout être écouté par les institutions qui rythment la filière ingénieur. Présidentes de la CTI et de la CGE et présidents de la CDEFI et d’IESF, tous connaissent mes actions et mon parcours.
  • Manager une équipe de 25 personnes sur 2 niveaux (Responsables de pôles et Chargés de missions)
  • Animer des Conseils d’Administration d’environ 30 participants
  • Faire 50 000 km en train en seulement 14 mois
  • Porter les voix des élèves ingénieurs français au Luxembourg et à Malte en tant qu’administrateur de l’association European Young Engineers
  • Signer la Charte de prévention du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
  • Signer des communiqués de Presse relayés par le presse généraliste et spécialisée (EducPro, Canard Enchaîné, AEF)
  • Organiser des événements de 300 personnes 2 fois dans l’année
  • Rencontrer plus de 2000 personnes dans toute la France
  • Toucher du doigt le monde de la politique ou plutôt celui des lobbies en France
  • Être audité par la Cour des Comptes dans le cadre d’une enquête contre le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

Comment fait-on pour concilier ses cours et un engagement associatif aussi important ?

En voilà une question que tout le monde se pose !

A SeaTech en 2018, le corps enseignant était peu au courant des dynamiques nationales étudiantes car c’était la première fois que l’école (Idem pour ISITV et SupMeca) était représentée à la présidence du BNEI. Mais dès que mon élection a été effective, les professeurs et la direction de l’école ont été particulièrement indulgents et arrangeants avec moi, m’autorisant un certain nombre d’absences pendant les 6 derniers mois à l’école. Cela a permis de donner une grande visibilité à SeaTech dans toutes les autres écoles et institutions de France par les réseaux que j’ai développés lors de mes déplacements. J’ai pu exercer mon mandat avec une grande liberté et l’école accélèrer ainsi en partie son développement national : un coup de pouce pour toutes les personnes motrices dans l’école parmi le corps enseignant, le personnel administratif et certains étudiants.

Et si vous souhaitez avoir plus de renseignements sur mon parcours, contactez-moi, je vous répondrai avec plaisir !

Pour suivre Brice :

Contacts

École d’Ingénieurs SeaTech - Université de Toulon
Avenue de l’Université
83130 LA GARDE
Tél. : 04 94 14 26 40